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Les enjeux sont multiples et c'est Zoubida CHAROUF, Professeur à la Faculté des Sciences de l'Université Mohammed V à Rabat qui a su mieux que quiconque les mettre en, lumière.
Après avoir consacré plus de 15 ans de recherches à l'établissement des toutes premières coopératives féminines de traitement de l'huile d'argan, elle peut s'ennorgeuillir aujourd'hui d'avoir fait sortir les femmes de chez elles et d'avoir amélioré les principes d'extraction de cette huile.
Plante endémique au Maroc, et menacée d'extinction, l'arganier a retenu toute l'attention de cette chercheuse. Ainsi, elle a découvert de nouvelles substances moléculaires propres à cette huile (antimicrobiennes, antioxydantes...) et par là m^me mis en exergue ses vertus autant dans le domaine alimentaire que dans le secteur des cosmétiques.
Mais loin de s'en tenir à ces seuls travaux de recherches, elle a su par la mise en place de coopératives féminines apporter une nouvelle vie aux femmes de cette région.
Dans une interview au magazine Explore, Mme Charouf déclare :"ce ne sont pas des femmes qui sont comme avant. Si on leur demande ce qui leur plaît le plus dans la coopératives, la réponse est claire et unanime, "on est sorties de la maison". Elles partagent ensemble leur problêmes, leur gaieté"
courriel : zcharrouf@menara.ma |